16 juin 2016

"Devoir à rendre" de Nicolae Dabija



"Arrivés au-delà du haut grillage de l'orphelinat, l'inconnu me dit qu'il s'appelait Mihai Ulmu.Ainsi j'ai connu mon père.Ce que j'ai mis sur le papier, je le tiens de lui. J'ai tenu à ce qu'on le sache aussi, étant donné que – et ce sont ses mots – il est du devoir de tout humain qui est descendu aux enfers et en est sorti vivant, de raconter: dès qu'il commence à parler, il parle aussi par la bouche de ceux qui ne peuvent plus parler, et voit le monde aussi par les yeux de ceux qui ne peuvent plus voir; rien de ce qu'il a vu ne peut être caché, tout ce qu'il a espéré doit s'accomplir. Même avec un retard de mille ans."
1940, Poïana, un petit village roumain. Les soldats de Staline y font irruption un jour, arrêtent Mihai, jeune professeur, et l'envoient en Sibérie. Maria, son élève, amoureuse de lui, va en Sibérie le chercher. Il reviendra treize ans après, avec le fruit de leur amour. Mais elle, non... Amour versus goulag... la vie suit son cours, malgré l'élan meurtrier des forces du mal. Pour tout dire, l'auteur place une superbe histoire d'amour dans le contexte – horrible s'il en fut – du goulag.





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C'est un livre dont le contexte de l'histoire est très sensible. Cela évoque notre passé, nos horreurs, toutes ces choses dont on n'a pas envie de se rappeler parce que c'est trop douloureux. J'ai d'ailleurs été un peu frileuse quand j'ai commencé à le lire, ne voulant pas me replonger dans cette époque douloureuse et tout simplement affreuse.

Cependant, ce n'est absolument pas un livre larmoyant, bien que j'ai passé mon temps à pleurer!! Je dis qu'il n'est pas larmoyant car il ne cherche pas à faire s'apitoyer les gens qui le lisent. Au contraire, il amène des faits, des témoignages de cette époque, avec justesse et pudeur j'ai envie de dire. De mon côté j'ai énormément pleuré parce que je l'ai trouvé très touchant, que je suis quelqu'un de très sensible et que ce livre ne m'a pas laissé indemne.

Les personnages principaux: Maria et Mihai sont deux personnages très attachants, très touchants et leur histoire est juste très belle ou tout simplement magnifique.

Maria est un personnage solaire, dès qu'elle apparaît, elle amène un sourire au visage, tant elle a cette foi dans la vie. Elle poursuit sa quête avec un entêtement touchant, bien que parfois, j'ai crains pour elle, si seule dans cette adversité si grande et si forte.

Mihai m'a beaucoup touché, jeune professeur qui voit sa vie mise entre parenthèse à cause d'une guerre et d'une idéologie qui dépasse beaucoup de personnes. Il a une force de caractère impressionnante et cela va lui permettre de survivre au milieu de cet enfer sur terre. Il va toujours (ou presque) y croire et cela va lui permettre de s'en sortir (je ne dévoile rien, dès le début du livre, on sait qu'il survivra au goulag).

Ce livre m'a beaucoup touché et j'ai été absorbée par ma lecture, malgré le sujet assez dur et sensible qui parcoure les pages. 
Le titre est excellemment trouvé mais on ne le comprend qu'à la fin. Cela m'a fait sourire et permet de terminer le livre sur une note très positive!!


C'est une lecture faisant partie du Prix de l'autre Edition, pour la maison d'édition "Société des écrivains". Ma note: 18,5/20
  
 






Ce livre rentre dans mon challenge 50 romans en 2016 (61/50).

2 commentaires:

  1. Bonjour bonjour !
    Je viens te prévenir que tu as été nominé(e) pour…les Liebster Award ! Il s’agit d’un petit tag bien sympa !
    Tu retrouveras les infos sur l’article : https://planare.wordpress.com/2016/06/17/liebster-award/

    J’ai hâte de lire tes réponses !

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    Réponses
    1. Bonjour.
      Merci beaucoup de m'avoir nominé pour les Liebster Award! Je vais aller voir ça de plus près ;-)
      Bon week-end!!

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