3 nov. 2015

"La tête ailleurs" de Nicolas Bedos



Titre: La tête ailleurs 
Auteur: Nicolas Bedos
Éditions: Points
Date de parution: 08/10/2014
Collection: Points Documents
Nombre de pages: 305
ISBN: 2757837702


Quatrième de couverture.
Nicolas Bedos vous invite à passer une année en sa compagnie. Et, pour la première fois, il ne s'agit pas de faire polémique. On découvre dans ce journal un Nicolas Bedos inattendu, sensible, amoureux et parfois même mélancolique, qui partage ses doutes comme ses désillusions. Un témoignage sur le ton de l'autodérision, drôle et touchant, révélant l'homme qui se cache derrière le personnage public souvent mal compris. Garanti sans mensonges.


Mon avis.
"La tête ailleurs". J'aime beaucoup le titre qui laisse présager tout et n'importe quoi parce que "ailleurs" est tellement vague que tout peut arriver et c'est ce que j'espérais.


Je ne connais pas Nicolas Bedos autrement que par l'image donnée par les médias et elle n'est pas très flatteuse et surtout ne donne pas envie de connaître cette personne qui brille par son arrogance, d'après ce que je peux voir. J'avoue avoir commencé ce livre pleine d'espoir... L'espoir d'apprendre à connaître cet homme méconnu et d'apprécier cet homme détestable.


Malheureusement, il n'y a pas eu l'étincelle que j'attendais, ni même les sourires et rires que j'espérais. Je n'ai pas été touché par cet homme qui pourtant tente de se livrer à nous, de nous parler de cet amour qui semble l'avoir changé, selon ses dires. Je suis désolée pour lui mais il n'a pas su se mettre à mon niveau, moi pauvre et humble mortel, à cause de son écriture compliquée, beaucoup trop compliquée. Des phrases trop longues dont il est facile d'oublier le début et finalement le sens; beaucoup de mots du langage soutenu, trop finalement pour que ce livre demeure à ma portée. Il y a trop de phrases compliquées que je n'ai pas compris ou pas cherché à comprendre, avec tout simplement l'impression que l'auteur tisse une barrière derrière laquelle il se cache. Il créé une séparation entre lui et nous, et j'ai ressenti à travers ça comme s'il refusait de se mettre à notre niveau; il est trop bien pour moi, pour nous... Et c'est dommage. Il dit jouer un rôle face aux médias, que c'est plus vendeur mais même dans l'écriture il joue ce rôle détestable et finalement il n'a pas le droit de nous en vouloir de le détester.


J'ai eu beaucoup de mal avec son humour également. Cet humour qui enlace constamment la vulgarité, des propos et des pensés parfois compliqués à accepter de mon côté. Je n'aime pas la vulgarité même lorsqu'elle est là pour choquer, il y a d'autres façons de choquer, de remuer les gens, de les faire bouger, de leur faire prendre conscience de certaines choses.
Il aime choquer, tant mieux pour lui; il y arrive avec brio mais finalement perd beaucoup de monde sur le chemin. Il m'a laissé en route et j'avoue m'être forcée pour terminer ce livre que je n'ai pas apprécié.


Certes, il y a tous les faits qu'il évoque, qui m'ont rappelé des souvenirs, qui m'ont fait sourire en repensant à certains détails mais il venait tout gâcher par sa volonté de tout salir, de tout écraser sous sa chaussure détestable d'homme détestable.
Je me rends compte que je lui en veux énormément de ne pas avoir su se faire aimer par ce livre, cette chronique parlant à la base d'amour. Je suis une vraie fleur bleue, une romantique et j'aurais aimé qu'il me touche sur ce point. Me dire que ses sentiments sont si purs et si simples qu'il gagne à être connu, qu'un homme qui ressent et écrit ça ne peut pas être mauvais. Mais il n'en est rien. Alors je lui en veux d'être resté ce personnage publique et détestable au coeur même de cet ouvrage qui était sensé le révéler autre.
Je suis aussi frustrée de ne pas savoir si tout ce qu'il dit, écrit, raconte est la réalité ou juste tirée de son imagination. C'est assez énervant de ne pas savoir si c'est vrai (c'est mon côté fouine qui ressort!!).



Je ne peux pas arrêter ma chronique là sans dire que malgré ma colère et ma déception envers lui, il a réussi à me faire sourire à certains moments, notamment quand il parle à sa nièce où j'ai reconnu mon humour assez noir envers les enfants (je n'en ai pas encore, je suis toute pardonnée!!). Il peut être drôle dans ses écrits, touchants à certains moments mais cela reste trop infime, malheureusement.
J'ai regretté aussi de ne pas être allée voir le film dont il parle à un moment, j'avais hésité à l'époque, et cela m'aurait peut être permis d'avoir une autre opinion de lui, de le voir sous un autre angle.


Je vais terminer en lui souhaitant de trouver le grand amour tout de même, en espérant que celui là saura lui faire perdre sa vulgarité et sa méchanceté gratuite.


Je remercie très sincèrement PartageLecture et les Editions Points pour ce partenariat.
 

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