16 oct. 2015

"La cravate" de Milena Michiko Flasar



Sortie le 6 novembre 2014 aux Editions Points.
Livre terminé le 20 avril 2015.

Présentation de l'éditeur.

Jour après jour, Taguchi Hiro et Ohara Tetsu se retrouvent sur un banc. Taguchi vient de sortir de la chambre où il vit cloîtré depuis deux ans. Ohara a été licencié et est incapable de l’avouer à sa femme. Ils se regardent, s’apprivoisent et se livrent : la disparition d’un poète, le suicide d’une amie, la vie professionnelle brisée, l’amour d’une épouse, les rêves et les renoncements.


Milena Michiko Flasar est née en 1980 à St Pölten. Elle a étudié la littérature comparée et la philologie germanique et romane à l’université de Vienne. La Cravate, son premier roman, a connu un grand succès en Allemagne et en Autriche.


« Ce livre redonne un présent dense et régénérant à tous ceux qui ont trébuché un jour. »
Télérama



Mon avis.

Comme bien souvent, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en m'attaquant à cet ouvrage, la quatrième de couverture ne me parlant pas tant que ça, et j'ai été très agréablement surprise.



C'est un livre qui se lit très facilement, bien que l'écriture ne soit pas simple mais demeurant agréable dans sa complexité. J'ai parfois eu du mal à comprendre certaines phrases (j'étais peut être fatiguée à la lecture, je l'admets) et certains mots m'étaient inconnus, certains français et d'autres que je suppose japonais. J'ai cependant beaucoup aimé le style de l'auteur qui a transformé ces histoires en un doux ruisseau agréable à accompagner.



Je me suis rapidement prise dans l'histoire même si les premières pages ont été un peu longues à mon goût (comme ruelle fabrice, le début ne m'a pas emballé). Mais une fois que l'histoire s'est un peu installée, que les personnages se sont ancrés dans chaque page, j'ai eu beaucoup de mal à reposer ce livre pour souffler. Même pas besoin de souffler en fait, parce que tout est décrit tout en douceur, les différentes histoires, les secrets de chacun, tout vient à point, quand il le faut sans que tout ne soit déballé d'un seul coup. 
C'est léger comme une brise d'été et gourmand comme une sucette. Ca donne envie de toujours continuer et quand la fin est là reste une légère déception, l'envie que ça continue encore. J'ai littéralement dévoré ce livre, mais dévorer tranquillement au rythme donné par l'auteur.




Je me suis rapidement attachée aux personnages, désirant mieux les connaître pour mieux les comprendre. Leurs émotions sont décrites avec grande pudeur ce qui les rend encore plus palpables et plus humaines. Malgré que je n'imagine pas vivre comme Taguchi (d'ailleurs mes parents me l'auraient jamais permis), j'ai souffert avec lui. 



Ce livre est tout en douceur malgré la dureté des thèmes évoqués, le licenciement, le suicide, et bien d'autres que je ne peux pas évoquer pour conserver un peu de suspense pour les futurs lecteurs. 
Mais les protagonistes ne sont pas parfaits, loin de là, chacun avec ses fautes et ses erreurs, l'indifférence cruelle. Leurs défauts les rapprochent tellement de nous, que nous ne pouvons nous empêcher de nous demander "Qu'aurais-je fait à leur place?" Et c'est effrayant de réellement réfléchir sur la réponse.




Ruelle fabrice qui a fait sa critique avant moi sur PartageLecture soulève très bien l'essence même de ce livre: il pousse à un débat intérieur. Et malgré ça, il est enrobé de douceur. Des histoires de vie, j'adore ça.
Je remercie les Editions Points et le forum PartageLecture pour ce partenariat.

 


Ce n'est pas un coup de coeur, presque coup de coeur dirais-je mais il me laisse une excellente impression.

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